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Pranayama ou la maîtrise du souffle dans le Yoga

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Le souffle, la clé de la pratique du Yoga

Le souffle est la fonction la plus naturelle du monde et symbolise le principe même de Vie. Nous venons au monde en inspirant et nous en partirons en expirant. Les Yogis considèrent donc que la durée de la vie s’exprime en nombre de respirations et visent à allonger le souffle le plus possible. D’ailleurs, si le Yoga permet d’apaiser le mental et de se relaxer, c’est en premier lieu grâce à la conscience du souffle. Une personne détendue respire naturellement de manière profonde et régulière, alors qu’un individu stressé ou sujet à des émotions du type colère ou impatience va spontanément avoir une respiration courte, saccadée voire bloquée. Ainsi, en jouant sur l’un (le souffle) nous pouvons directement impacter sur l’autre (fonctions vitales, mental, émotions).

Pranayama

Si le souffle est l’allié des postures qui se réalisent en harmonie avec l’inspiration (Purakh) ou l’expiration (Rechakh), c’est avec les rétentions de souffle (Kumbhakh) que le Pranayama commence. Car justement, les rétentions permettent d’augmenter l’assimilation de Prana et de réduire le nombre de respiration.

Pranayama signifie contrôle ou expansion du Prana. Le Prana est la partie la plus subtile du souffle, le principe même de la Vie. On le retrouve dans tout ce qui est naturel et « vivant » : l’humain et les animaux bien sûr, mais aussi les végétaux, les minéraux. dans tout ce qui EST finalement. Et aussi dans tout ce qui est immatériel : mental, émotion, conscience et âme.

Tout est donc Prana. Et pour améliorer toutes ses fonctions vitales et spirituelles, le Yogi respire en conscience et lentement et pratique ces fameux exercices que l’on nomme Pranayama.

Les techniques de respiration yoguique

Pour Pantanjali, le premier Maître à avoir rédigé des écrits accessibles sur le Yoga, les fameux Yoga Sutra (au alentours de 300 av. J.-C. et l’an 500 ap. J.-C ), le Pranayama était réservé aux pratiquants qui maîtrisaient déjà leur corps grâce à un travail sur eux-mêmes au travers les Yama : normes éthiques et sociales, les Niyama : autodiscipline, Asana : les postures.
Alors seulement le Pranayama qui consiste à « jouer » avec le Prana au travers du souffle en instaurant consciemment un lien entre la respiration, le mental, les émotions et l’expansion de conscience était abordé.

Aujourd’hui, à notre époque où tout est accéléré, le Pranayama est abordé dans la plupart des écoles de Yoga à la genèse de la pratique. Et c’est tant mieux car le souffle est un merveilleux outil à utiliser au quotidien en conscience.

On retrouve plusieurs types de Pranayama, tous peuvent se pratiquer au début sans rétention puis avec dès que la pratique devient confortable.

Les principaux sont :

  • la respiration alternée, Anuloma Viloma dans le cadre de laquelle, à titre d’exemple car les rythmes peuvent varier, on inspire sur 4 temps, rétention 8, expiration sur 8 puis rétention 4.
  • Bhastrika ou, bien au contraire, la respiration sera abdominale et sonore avec l’inspiration à l’égale de l’expiration un peu comme un petit chien qui halète, mais par le nez J. Ce Pranayama vise à oxygéner davantage le cerveau et à emmagasiner du Prana qui sera ensuite assimilé par le biais d’une rétention à poumon plein ou vide.

Il existe plusieurs autres Pranayama pratiqué plus occasionnellement dans le cadre d’un cours classique : Brahmari qui consiste à se boucher le oreilles et à reproduire le son qu’émet une abeille, Murcha pratique avancé qui consiste à garder le souffle le plus longtemps possible…

Le but de ces pratiques est d’augmenter Prana et d’ouvrir les canaux au-travers desquels Prana circule dans les corps, les Nadis.

Les nadis, méridiens du corps humain dans les principes du Yoga ayurvédique

 

 

 

 

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