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L'Ayurvéda : définition d'une médecine traditionnelle ancestrale en Inde

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Qu’est ce que l’Ayurveda ?

L’Ayurvéda est le système de santé traditionnel de l’Inde. Reconnu scientifiquement en Inde et par l’O.M.S., Ayurvéda signifie « Connaissance de la vie » en sanskrit.

Selon les bases de l’Ayurvéda, dont les premiers écrits remontent à plus de 5000 ans, toute matière est composée de cinq éléments de base : l‘Espace, l’Air, le Feu, l’Eau et la Terre. Un assemblage de deux de ces éléments forme un dosha ou humeur. Ils sont au nombre de trois ; et il est important de préciser que nous sommes toutes et tous constitués des 3 doshas, dans des proportions différentes et propres à chacun.

Les Doshas

Le premier dosha, Vata (vent), correspond à l’air et l’espace. Il gouverne la respiration et les circulations dans le corps : sang, lymphe, intestin, énergie vitale (prâna des indiens, chi des chinois, le ki des japonais, le ka des égyptiens), et le système nerveux. Il représente tout ce qui est mouvement dans le corps.
Il est en lien avec l’ouïe et se loge dans les poumons, les os, et le gros intestin. Il représente le tiers inférieur de notre corps : le bas ventre.

Le type Vata est une personne plutôt enthousiaste, sensible, créative, rapide, vive, de grande taille ou très petite, de morphologie irrégulière et plutôt mince.
En excès, il induit physiologiquement des gaz, ballonnement, constipation, sècheresse de la peau, des cheveux et des ongles, problèmes de circulation du sang, douleurs articulaires et ostéoporose. Au niveau mental, il produit anxiété, stress, agitation, fatigue.

Le deuxième dosha, Pitta (bile), correspond au feu et à l’eau. Il gouverne le métabolisme : la digestion, la transformation et l’assimilation de nourritures tant physiques (par l’alimentation), qu’affectives (par nos relations), mentales (par le savoir et la connaissance) et spirituelles (par nos expériences). C’est le feu digestif, Agni. Pitta est en lien avec les yeux, se loge dans l’estomac, le foie, la vésicule biliaire et le pancréas, la peau et le cœur.
Le type Pitta est une personne de taille et poids moyens, plutôt charpentée, qui est dans l’action, passionnée, précise et organisée, déterminée et efficace mais aussi dépendante du regard des autres. Pitta est représenté par le tiers médian du corps entre l’ombilic et le plexus solaire.
En excès, il induit des maladies de type inflammatoire (toutes celles qui se terminent en –ite : colite, bronchite…), une mauvaise digestion avec acidité gastrique, des difficultés à éliminer les toxines et des problèmes de vue, de peau et de sang. Sur le plan mental et émotionnel, Pitta induit des états de passion, colère, jalousie, autoritarisme, critique.

Le troisième dosha, Kapha (Flegme), correspond à la terre et à l’eau. Il gouverne la production des liquides du corps et les fonctions de lubrification. Il se loge dans le cerveau, les sinus, les poumons, l’estomac et les articulations.
Kapha se situe sur le tiers supérieur du corps, du thorax à la tête.
Le type Kapha est une personne plutôt calme, douce, fidèle, paisible et pondérée, persévérante, tolérante et possessive. Sur le plan physique : pieds et mains généralement froids, une morphologie charnue avec tendance à l’embonpoint.
En excès, il induit des sécrétions de mucosités (sinus, bronches, estomac), un état de fatigue, léthargie, apathie, ralentissement du métabolisme, et des problèmes d’articulations.

La constitution humaine, Prakriti et la voie vers la santé holistique

Prakriti représente notre équilibre de base. Il est donné à la conception, et représenté par les proportions des trois doshas ; généralement un ou deux seront prédominants. Il est important de maintenir cet équilibre pour mener une vie harmonieuse et joyeuse.
En effet, notre prakriti est sans cesse affecté par notre âge, les saisons, le climat, nos relations et nos émotions, notre stress, notre alimentation et notre hygiène de vie.
Vrikriti représente notre état du moment et nos déséquilibres. Le déséquilibre des doshas favorise un terrain propice aux perturbations de la santé, puis aux maladies.

Un juste équilibre :

La définition de la santé selon l’Ayurvéda, est :

  • les trois dosha soient en harmonie,
  • les sept tissus soient forts (plasma, sang, graisse, muscles, os, moelle et tissus reproducteurs),
  • les feux de Pitta soient activés,
  • que l’élimination des toxines se fasse librement,
  • les cinq sens soient maîtrisés,
  • l’état émotionnel soit à la joie,
  • le mental soit calme et apaisé,
  • la personne évolue sur son chemin spirituel.

Le meilleur moyen de préserver cet équilibre à moyen et long terme est l’alimentation et l’adoption d’une hygiène de vie saine en accord avec sa nature :

  • Une alimentation saine, avec des aliments frais et sains, biologiques ou naturels si possible, porteurs d’énergie de vie, aux goûts, énergie et effets en accord avec sa constitution et la saison, ainsi que des repas pris dans une atmosphère sereine.
  • Prendre soin de son corps avec un sommeil de qualité, un rythme respectueux de la vie, et la pratique d’une activité sportive ou de détente.
  • Prendre soin de son mental et de ses émotions, gérer son stress par la pratique régulière d’un sport-détente doux, comme le yoga, le Tai-Chi, la sophrologie ou la méditation. Et bien sûr, se reconnecter avec sa spiritualité, un moyen de dire merci à la nature et la vie qui nous entoure et que nous portons. Corps et esprit étant intimement liés, le bien-être de l’un agira sur l’autre. Tous ces niveaux sont interconnectés et indissociables.

De plus, le massage Ayurvédique peut être un allié précieux sur ce chemin. Il est pratiqué et enseigné depuis des siècles en Inde, et aide le corps à drainer les toxines vers les émonctoires, ou organes d’élimination. Il stimule également les points clefs (marmas), équivalents des points d’acuponcture, qui sont situés aux carrefours de passages de nerfs, tendons, favorisant ainsi les circulations sanguine, lymphatique et énergétique. Il est traditionnellement effectué avec de l’huile (sésame, coco, moutarde…) aux plantes médicinales, en fonction de la vrikriti et des zones de tensions de chacun.

Ainsi, l’Ayurvéda est une approche de l’être dans sa globalité, qui prend en compte les besoins physique, énergétique, émotionnel, relationnel, mental et spirituel, car tous ces niveaux sont en étroite relation. Elle permet une meilleure connaissance de soi et du fonctionnement de la nature, dont l’humain fait partie intégrante, afin de cheminer vers l’harmonie et le bonheur.

Les compléments ayurvédiques de base

SHATAVARI

Utile à tous les âges de la femme, et en particulier pendant et après la ménopause, Shatavari est une des plantes les plus fameuses du système ayurvédique.
Cette plante est dite « tridoshique », c’est-à-dire qu’elle convient absolument à tous les tempéraments humains. Cependant elle répond plus particulièrement aux terrains acides, et neutralise les toxines dues aux aliments non digérés.
Bonne pour le cœur, elle donne aussi de la force, apporte vitalité et vigueur, fait prendre du poids aux maigres et ne fait pas grossir les autres, favorise l’intelligence, stimule la digestion… Son action générale est tonique, régénérante, adoucissante, antioxydante, antibiotique.

Globalement, elle agit sur les systèmes circulatoire, reproducteur, respiratoire, immunitaire et digestif, ainsi que sur la peau, la lymphe, le sang et les graisses.

En ayurvéda, on se soucie peu de mesurer les défaillances ou excès hormonaux, car on sait que Shatavari est un adaptogène qui régule le système de chaque femme, cas par cas.

Elle s’adresse plus spécifiquement à la femme car elle contient des phytooestrogènes qui normalisent le taux d’oestrogènes. Ces hormones ont un rôle très important dans le maintien de la santé, elles préviennent les risques du cancer du sein, les maladies cardiaques et l’ostéoporose. Ainsi, en cas d’excès de progestérone, on prend Shatavari à part égale avec Amalaki, ou seule dans les maladies dues à l’excès de chaleur.

Pour celles qui viennent d’accoucher ou qui ont des bébés, la prise se Shatavari s’impose car cette plante régénère leur santé et favorise la montée de lait et sa qualité énergétique.

Posologie : 2 gélules de 500 mg, 2 fois par jour au cour des repas.

En tant que tonique de la femme : commencer une cure après chaque 20ème jour du cycle pendant 10 jours tous les mois.

En cas d’irrégularité et trouble du cycle : tous les jours jusqu’à la disparition des symptômes.

En période de ménopause : tous les jours tant que durent les symptômes.

Pour prévenir l’ostéoporose, le diabète et la déshydratation de la peau et des muqueuses : à prendre comme complément alimentaire quotidien pendant des années.

TRIPHALA

Le Triphala est un légendaire détoxiquant intestinal ayurvédique présent dans tous les foyers du sous-continent indien. C’est un mélange en proportions spécifiques de trois fruits : Harada (Terminalia chebula), Amla (Emblica officinalis) et Bahada (terminalia belerica) dont les propriétés astringentes tonifient en douceur le côlon et régulent le transit intestinal.

Le triphala crée un environnement biochimique favorable dans l’intestin, puis dans l’ensemble de l’organisme, en soutenant les mécanismes naturels de détoxication. Il est suffisamment puissant et aussi suffisamment sûr pour pouvoir être uilisé par les végétariens qui sont souvent plus sensibles que les autres aux thérapies de détoxication. Cette formule remarquable ne crée aucune dépendance laxative et permet de détoxifier l’ensemble du système digestif, améliorant à la fois l’assimilation et l’élimination.

L’usage quotidien du triphala normalise d’abord l’appétit et la digestion. A terme, il accroît la densité d’hémoglobine et aide à éliminer les graisses en excédent.

BACOPA MONERI ou BRAHMI

Il y a environ trois mille ans que fut décrit pour la première fois dans l’Athar Veda, l’un des nombreux livres des Vedas, les vertus d’une plante appelée Bacopa Monneri, connue pour stimuler la mémoire.

Cette plante, qui ne pousse que dans les champs indiens, était plus précisément employée pour aider les étudiants à apprendre les chants védiques par cœur ; il est probable qu’elle a grandement contribué au développement de la culture indienne.

En 1951, le Central Drug Research Institute de Lucknow, sous l’impulsion du Pandit Nehru, étudie les textes ayurvédiques et y redécouvre  cette plante légendaire pour stimuler la mémoire. On l’identifie, on l’analyse ; deux molécules actives sont isolées, que l’on appelle Bacosides A et B. Les effets neurobiologiques de ces nouvelles molécules sont étudiés, et les tests confirment qu’ils agissent sur les cellules de la partie du cerveau qui active la mémoire de longue durée.

D’autres tests cliniques, conduits en 1995, démontrent qu’une dose de deux à trois cents milligrammes de Bacoside A et B, prise pendant une période de quatre semaines, est parfaitement tolérée et n’entraîne aucune réaction désagréable ni d’effets secondaires. A partir de cette époque, la commercialisation du Bacopa Monneri a commencé avec un produit parfaitement standardisé, conforme aux normes de l’OMS, et présentant une concentration optimum des molécules de bacosides A et B.

Son effet est pratiquement immédiat, puisqu’il est constaté après quatre à six jours de traitement, avec l’apparition de gestes plus vifs, l’amélioration de la vigilance, un plus grand éveil et une certaine fraîcheur mentale, ainsi qu’une très nette diminution de la fatigue tout au long de la journée.

Ces Bacosides A et B ont des effets plus bénéfiques encore, puisqu’elles aident à réparer les neurones endommagés et ainsi restaurent l’activité synaptique.

Le Bacopa monneri améliore considérablement les facultés d’apprentissage et la mémoire à long terme. A tel point que les conférenciers internationaux qui ont communiqué sur ce sujet l’ont communément présenté comme la plante la plus puissante pour apporter une aide au système nerveux.

Les compléments nutritionnels à base de Bacopa moneri sont conditionnés sous plusieurs formes. La plante ayurvédique est soit pure, soit en mélange avec d’autres actifs pour la mémoire ou avec du monoxyde d’azote, si bénéfique à la circulation sanguine, aux troubles cardio-vasculaires, bouffées de chaleur, vieillissement, impuissance masculine, troubles intestinaux et neuro-dégénératifs.

En se basant sur les textes Védiques et les études scientifiques, les médecins ayurvédiques recommandent généralement des cures de Bacopa moneri d’une durée de trois mois.

ASWAGANDA

L’Ashwaganda est un traitement naturel pour ceux qui manquent d’énergie, souffrent de fatigue chronique, de déficience du système immunitaire avec sensibilité aux infections (rhume, bronchite).

Il restaure et améliore le taux général d’énergie et constitue un excellent moyen de diminuer les risques infectieux.

Il représente une source intéressante d’antioxydants et est doté d’une très bonne capacité anti-stress.

Aphrodisiaque, mais aussi relaxant, autant de propriétés qui rappellent celles de la plus célèbre des racines chinoises de longue vie, le ginseng. C’est pourquoi il est également appelé « ginseng indien ».

Ce panacée de la médecine ayurvédique est utilisé depuis plus de deux mille ans en Inde où il est considéré comme la plante rajeunissante par excellence. Il entre dans de nombreuses préparations prescrites aux enfants, aux vieillards, aux convalescents, aux personnes atteintes de maladies chroniques, stressées, manquant de sommeil, ou fatiguées nerveusement.

Mais ce fortifiant général avait également des indications plus spécifiques, puisqu’il était prescrit en cas d’impuissance, de perte de mémoire, de sclérose en plaques, anémie et d’infertilité.

De nombreux chercheurs, tant indiens qu’occidentaux, ont étudié ce remède traditionnel exceptionnel et ont entrepris d’établir ses propriétés réelles, notamment son activité antifongique contre les champignons filamenteux, son efficacité contre les rhumatismes, son effet bénéfique sur le système immunitaire et l’aide qu’il apporte en cas d’anxiété et de troubles nerveux. Ses propriétés sont aujourd’hui clairement définies et l’on sait que c’est un sédatif, un spasmolytique, un hypotenseur, un anti-rhumatismal, un antifongique, un antitumoral, un adaptogène, un anti-inflammatoire, un aphrodisiaque, un tonique et un astringent.

En tant que fortifiant, l’ashwagandha, essentiellement composé de lactones stéroïdiens, de stéroïdes de la famille des withanolides, d’alcaloïdes comme la withasomnine et la cuscohygrine que l’on retrouve dans la coca, nourrit donc les réserves de l’organisme, mais peut aussi être utilisé dans l’insomnie puisqu’il contient des alcaloïdes, la somnine, et la somniférine, qui induisent le sommeil.  Ses effets relaxants et antispasmodiques s’étendent à la sphère des muscles intestinaux, utérins et bronchiques, ainsi qu’aux parois des vaisseaux.

Mieux encore, son activité antioxydante, spécifique des glycowithanolides, accroît les niveaux de superoxyde Dismutase et de Glutathion Peroxydase dans le cortex frontal, et combat donc très efficacement des troubles du vieillissement comme la perte de mémoire, ou d’une manière plus générale, la fatigue intellectuelle, le stress, l’anxiété, la dépression, les migraines, les névroses et les maladies nerveuses.

On lui reconnaît encore un effet inhibiteur de la peroxydation des lipides, des propriétés immuno-modulatrices et stimulantes au niveau des surrénales, et enfin des actions anti-tumorale, anti-convulsive et anti-ulcère.

Sa première indication est d’augmenter le tonus et de fortifier l’organisme tout entier, en particulier la fonction sexuelle puisque cet adaptogène se double de réelles propriétés aphrodisiaques. Des tests effectués sur des hommes de plus de cinquante ans ont montré que, dans 70% des cas, cette plante a amélioré leurs performances sexuelles.

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